Restauration scolaire : un encadrement aux petits oignons


« Comment ça se passe à la cantine ? » Si vous n’obtenez que de vagues réponses de vos enfants à cette question abstraite, même après avoir tenté de leur tirer les vers du nez, sachez que le personnel municipal met tout en œuvre pour accompagner vos têtes blondes de la meilleure façon possible sur la pause méridienne.

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Les 70 agents concernés ont tous suivi une formation de deux jours auprès d’un formateur psychologue, spécialiste de l’enfance et de l’alimentation. De l’agent de production à l’animateur, en passant par l’atsem et l’agent de service, chacun a pu bénéficier d’informations précieuses sur les rythmes de l’enfant, son rapport à l’alimentation, ses besoins physiologiques et psychologiques, et la cohésion d’équipe. Le but de la démarche : améliorer l’encadrement pour le bien être des enfants mais également faciliter le travail des agents.

Une fiche pratique

« Nous avions déjà expérimenté quelques pratiques, dans tel ou tel restaurant scolaire, relate Annick Le Bot responsable de la restauration scolaire. Cette formation a eu pour bénéfice de nous conforter sur certains aspects, de nous apporter des éclairages supplémentaires et de faire naître de nouvelles idées. De plus, elle nous a encouragé à travailler dans le même sens d’un restaurant scolaire à l’autre, d’un métier à l’autre. »

De cette formation, dispensée entre juillet 2017 et 2018, est issue une fiche pratique rédigée collectivement par les agents, définissant un déroulement du temps de repas commun à tous les groupes scolaires.

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Autonomie et entraide

Certaines habitudes ont été entérinées, comme celle d’un responsable de table volontaire, ou de l’aide apportée par les grands aux petits, de laisser les enfants se servir, débarrasser, distribuer le pain, ouvrir leurs desserts. « Globalement, nous cherchons à encourager l’autonomie des enfants, ainsi que l’entraide, la bienveillance mutuelle. L’idée est également de décharger les agents de certaines tâches pour qu’ils se consacrent davantage à l’accompagnement de l’enfant : l’inviter à manger, discuter, sensibiliser au gaspillage etc. » poursuit Annick Le Bot.

Ainsi, certains aménagements ont vu le jour : des chaises hautes et des tables à hauteur d’adultes permettant aux enfants d’être mieux assis et aux agents de moins se courber pour les nettoyer, des pichets à eau plus petits, faciles à saisir.

Outre le soin apporté à ce qui est servi dans l’assiette, efficacité et écoute sont au rendez-vous sur des temps de repas de 45 minutes maximum et deux services à suivre sans transition.