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Le port de pêche du Rosmeur

  

Un vrai poids économique pour Douarnenez 

Le port de pêche de Douarnenez a derrière lui une longue histoire marquée de hauts et de bas. Aujourd'hui, il a retrouvé une orientation. Véritable zone de services, il dispose des atouts pour se développer comme une base de débarquement avancée. Les conserveries, l'entreprise Makfroid et les mareyeurs sont autant de débouchés pour les poissons bleus qui arrivent sur les quais. Un port actif aux rythmes matinaux.

La situation géographique du port de Douarnenez lui confère un double atout. Accessibles 24 h sur 24, les activités portuaires n'ont pas à subir les exigences des horaires de marées. Protégés en cas de mauvais temps, les quais du port peuvent accueillir les navires et leurs poissons dont le port d'attache, dans ces conditions, est inabordable.

Un port dans un ensemble cornouaillais

Propriété du Département, le port de pêche est intégré à l'entité des ports de Cornouaille gérés par la Chambre de Commerce et d'Industrie, à savoir Audierne, Concarneau, Le Guilvinec, Loctudy et Penmarc'h. C'est dans un esprit de complémentarité que travaille cet ensemble. Les contacts sont très fréquents et la mutualisation des moyens s'accentue de plus en plus avec le temps.

Fin des années 1980 : la chute de l'activité du port

Dans les années 70-80, c'est l'activité de chalutage qui fait vivre le bassin de pêche. En 1971, l'Armement Coopératif Finistérien (ACF), principal acteur du port, se lance dans la construction de 10 chalutiers semi industriels de 38 m de long. À la fin des années 80, la disparition de l'ACF et de ses chalutiers ajoutée à la forte baisse des tonnages qui arrivent sur les quais, provoquent une importante chute de l'activité portuaire. Le point critique est atteint au début des années 2000. Le port est au bord de la catastrophe. Des discussions entre les différents partenaires vont permettre de redonner une orientation au port.

2003 : Le port retrouve une orientation

À la suite de nombreuses réunions, trois directions sont privilégiées : conforter les relations avec l'entreprise Makfroid, développer un port de débarquement et se recentrer sur la pêche du poisson bleu (sardine, thon, chinchard, anchois, maquereau).

Le port était certes dans une situation très difficile, mais il avait l'avantage d'être peu endetté ce qui a limité ses pertes et lui a permis de prendre une nouvelle direction. L'entreprise Makfroid, spécialisée dans la congélation de poissons bleus avant exportation, emploie une cinquantaine de personnes et écoule environ 16 000 tonnes de poissons bleus par an. Une grande partie de ces apports provient de la filière locale des bolincheurs.

Un projet industriel qui a le vent en poupe avec des plans visant le doublement de la capacité de ses installations ainsi que la création d'une nouvelle ligne de surgélation rapide.

Un équipement pour une base de débarquement avancée

En décembre 2008, la Chambre de commerce et d'industrie réceptionne le chantier du silo à glace de la criée. Jusqu'en mars 2007, les navires débarquant sur les quais étaient approvisionnés en glace par une entreprise d'Audierne. Après l'arrêt d'activité de l'entreprise, c'est alors un semi-remorque racheté par la CCI qui permettait d'approvisionner la criée. Le port disposait également d'une unité de production de glace d'une capacité de 5 tonnes par jour.

Aujourd'hui, 40 tonnes de glace sont quotidiennement disponibles. L'utilisateur muni d'un badge et d'un code secret peut s'approvisionner en glace à un poste automate fonctionnant comme un distributeur. Trois zones de distribution existent : à quai pour la livraison directe des bateaux, au milieu du quai pour la livraison d'un camion ou de conteneurs individuels, sous criée pour les besoins de la halle àmarée et les mareyeurs.

Une véritable zone d'activité et de service maritime

Espagnols, irlandais, anglais ou lorientais,nombreux sont les navires qui viennent débarquer leurs poissons sur les quais du port. Plus ou moins éloignés de leurs ports d'attache, Douarnenez constitue pour eux une véritable base avancée pour transférer leurs poissons vers leurs points de ventes. De plus, équipages et navires disposent d'une véritable chaîne de services : remorqueur, approvisionnement en glace, ateliers de mécanique, chantier Gléhen, avitaillement en gazole et marchandises diverses.

Un petit port de commerce

La Sobad, société bretonne d'avitaillement et de distribution de produit pétrolier, avec ses 12 cuves contenant 18 000m3 d'hydrocarbure, génère une activité commerciale non négligeable. En 2009, 17 pétroliers ont fait escale dans le port pour avitailler les cuves de la Sobad. Ces navires restent généralement 10 à 12 heures en escale, ce qui ne laisse pas toujours le temps aux promeneurs de remarquer leur présence dans les eaux du port.

Un lien réactivé avec les conserveries

Avec deux conserveries (Chancerelle et Paulet), Douarnenez reste l'un des principaux pôles de conserveries en Europe. Le port a retrouvé de véritables liens avec cet important tissu industriel. Les bolincheurs locaux ont amélioré leurs techniques de conservation des sardines. Ils sont ainsi redevenus des fournisseurs incontournables de produits frais et de qualité pour les conserveries.

Un port vide ?

« Le port est vide, il y a très peu de bateaux sur les quais ». Voilà une remarque souvent entendue. Aujourd'hui, le port, en raison de sa réorientation, vit selon un nouveau rythme. Arrivés à 5 h du matin pour débarquer leur pêche, les navires restent peu de temps à quai. Après le débarquement et l'avitaillement du bateau et de l'équipage, ils reprennent la mer. Ils ne demeurent souvent que quelques heures à quai. Le promeneur de fin de matinée ou de l'après-midi est rarement témoin de cette activité réelle du port dont les horaires sont décalés.

Chiffres de l'activité en poissons :

6 000 tonnes par an arrivent dans l'entreprise Makfroid.
20 000 tonnes de poissons bleus ont été débarquées hors criée jusqu'en octobre 2009.
Pour la même période, 8 000 tonnes sont arrivées sous criée pour une valeur de 4 millions d'euros.

(Article paru dans le DZ Mag de janvier 2010. Merci à Bruno Claquin, José Salaün et Pascal Boccou pour leur collaboration).