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Les cabanes du Ris

 

maisons plage du Ris

Depuis les années trente, les cabines de la plage du Ris offrent leurs façades blanches aux yeux des baigneurs et des touristes. Ces constructions d’une indéniable valeur patrimoniale méritent aujourd’hui toutes les attentions de leurs propriétaires.

Apparues au début du XXe siècle, les cabines de bain du Ris permettaient aux baigneurs de se changer ou de remiser les accessoires des plagistes. « C’est toute une histoire et un style de vie », se souvient Marie-Suzanne Cariou, conseillère municipale, membre d’une famille propriétaire d’une cabine depuis six générations. « Elles étaient même dotées d’une trappe qui donnait directement sur le sable. Ce qui offrait la possibilité aux adultes de garder quelques bouteilles au frais pour la journée ! »

Des cabines démontables
« À l’origine, poursuit l’élue, toutes les cabines étaient en bois et démontables. Elles l’ont d’ailleurs été pendant la durée de la dernière guerre pour être remontées ensuite. Notre cabine familiale recèle à cet égard un détail qui garantit son authenticité : à chaque coin de la toiture, il y a des crochets qui maintiennent les façades. Mais avec les couches de peinture successives, je doute que ce soit encore facilement démontable aujourd’hui ! »

cabane plage du Ris
Une redevance annuelle
Implantées sur le domaine public, les cabines du Ris comptent environ 70 constructions. « Aujourd’hui, explique la conseillère, chaque propriétaire paye une redevance annuelle à la mairie, en fonction de la surface bâtie. La nôtre fait 6,10 m2, ce qui est dans la moyenne. Mais d’autres sont beaucoup plus grandes. Je connais même un estivant parisien qui utilise la sienne pour y séjourner pendant plusieurs jours à la belle saison. »

Des impératifs d’entretien
Près de 90 ans après la création des premières cabines, la donne a changé et Marie-Suzanne Cariou s’en émeut. « Ces constructions sont un patrimoine à protéger et l’architecte des bâtiments de France a son mot à dire sur les opérations de rénovation », rappelle l’élue qui insiste : « On ne peut pas faire selon son bon vouloir : il y a des impératifs d’entretien, des autorisations de travaux à demander et des matériaux préconisés, le bois, des toits à double pente en ardoises ou petite tôle ondulée et la couleur blanche sont autorisés. »

Une question d’image
« Quand l’occasion se présente, j’essaie de rappeler l’un ou l’autre des propriétaires à ses devoirs. Malheureusement, poursuit la conseillère, tout le monde n’accorde pas une attention égale à ces abris qui, exposés au vent dominant et aux intempéries, nécessitent de fréquents travaux. Or, chacun devrait comprendre qu’un défaut d’entretien du site a des conséquences sur l’image de la ville. Pour leur part, les services municipaux font de gros efforts pour rendre le lieu plus accueillant. Ces cabines ont du charme. Elles sont l’une des premières choses entraperçues par nos visiteurs. »

Des soleils fabuleux
Pour Marie-Suzanne Cariou, ce lieu mérite en effet tous les égards. « C’est une belle plage familiale. Nous y mangeons régulièrement. Les garçons vont à la pêche aux crabes. On les déguste le soir et, à la tombée de la nuit, on allume les lampes tempêtes. On met des polaires. Il y a des tables de pique-nique installées par la Ville et nous avons même fait des émules. Pas mal de gens viennent désormais. Ils sortent les glacières et on assiste ensemble à de fabuleux couchers de soleil. »