Affaires scolaires
Initiation au breton dans les écoles primaires : où-en-est-on ?
Depuis l'annonce du désengagement budgétaire progressif du conseil général, à l'origine de l'initiation au breton dans les écoles primaires publiques du Finistère, la Ville de Douarnenez a fait connaître son désaccord, l'an dernier, au moment du renouvellement de la convention triennale signée avec le département. « Nous refusons de contribuer à parité avec la collectivité départementale au financement d'une action qui, sans nier son intérêt, n'est ni de la compétence ni de la responsabilité de la Ville », indiquait, par lettre du 2 juillet 2010, Philippe Paul, le sénateur-maire, à l'attention du président du conseil général.
Le coût de cette heure d'initiation au breton, dispensée chaque semaine aux élèves des écoles élémentaires de Douarnenez par l'association Mervent, s'élevait en effet à 50 % et 12 448 € en 2010, contre 4 368 € seulement en 2007 pour le budget municipal.
Devant l'augmentation de la facture et soucieux de trouver un compromis, le premier élu de Douarnenez et Dominique Tillier, l'adjointe aux affaires scolaires, ont sollicité l'arbitrage de la Région.
Un soutien financier de la Région
Depuis l'intervention des élus douarnenistes, la Région a décidé d'apporter un soutien financier à cette initiation. « Pour l'année 2010-2011, confie à ce sujet Lena Louarn, vice-présidente chargée des langues de Bretagne à la Région, le conseil régional a donné une aide directe de 100 000 € au conseil général du Finistère. »
Au terme de ce compromis, obtenu à la suite de l'initiative des élus de Douarnenez, le financement de l'initiation au breton va pouvoir se poursuivre avec des conditions plus favorables pour la Ville, et avec une participation à part égale entre commune, département et Région.
À noter :Le dispositif d'initiation au breton dans les écoles primaires publiques est cofinancé, depuis 2007, par le conseil général et les communes intéressées. Au départ, seuls 15 % du coût total de cette initiation incombait aux municipalités qui s'étaient jointes au dispositif par le biais d'une convention sur trois ans.
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