Quand la Ville roule propre

 Deux nouvelles voitures électriques ont rejoint la flotte des services techniques municipaux depuis février. Une façon de se conformer à la loi de transition énergétique tout en adoptant de nouvelles habitudes de conduite.

voiture électrique

« Elles sont tout à fait adaptées aux petits trajets en ville et s’avèrent très souples à la conduite ». Les premiers retours des agents sur les nouvelles Renault ZOÉ sont globalement positifs, malgré quelques réticences initiales. « Comme dans tout véhicule automatique, il n’y a que deux pédales et pas de boîte de vitesse à manipuler, ce qui change les habitudes de conduite, note Cédric Bordiec, directeur des moyens généraux et logistiques à la Ville. L’absence de bruit de moteur peut également déconcerter le conducteur au début, mais on s’y fait très vite. Le fonctionnement linéaire, sans à-coups, est appréciable en milieu urbain où les changements d’allure et les obstacles sont fréquents. »

Une obligation réglementaire

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L’acquisition de ces deux véhicules répond à la nécessité pour la Ville de renouveler régulièrement sa flotte. Or, depuis 2017, la loi de transition énergétique impose aux collectivités un taux de 20 % de véhicules légers propres. « Dès 2013, nous avions acquis un premier véhicule électrique pour le Service informatique, ce qui porte aujourd’hui à 3 le nombre de véhicules propres sur une soixantaine que compte la flotte, rappelle Cédric Bordiec. Il faudra que l’offre se diversifie pour que allions plus loin, car nous utilisons majoritairement des utilitaires, quasi inexistants à ce jour sur le marché de l’électrique ou de l’hybride. »

250 km d’autonomie

En attendant, les deux nouvelle ZOÉ sont mutualisées entre plusieurs services techniques, fréquemment en déplacement, comme l’urbanisme, ou fêtes et cérémonies, dont l’usage est principalement urbain ou péri-urbain. « Ce sont des voitures idéales pour des trajets courts car elles sont moins polluantes que du diesel, n’ont pas de pas de temps de chauffe et permettent une récupération d’énergie à la décélération ». Elles offrent 250 km d’autonomie et se rechargent en 8 h sur une prise de 220 V classique, avec une possibilité de recharge accélérée en 4h sur une prise de type 2. Une borne a spécialement été installée à cet effet sur le parking des services techniques. « Il nous arrive également d’aller jusqu’à Quimper ou Brest et le véhicule monte alors facilement jusqu'à 110 km/h ».

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21 000 euros bonifiés

Coût de l’acquisition : 21 000 €, plus 70 € par mois de location de batterie. En contrepartie, la Ville bénéficie d’un bonus écologique et d’une prime à la conversion qui représentent environ 7 500 € cumulés. « Si elles sont plus chères à l’achat, nous nous y retrouvons sur le long terme, en matière de consommation et de coût de maintenance » conclut Cédric Bordiec.