Le Rosmeur entame sa mue

 

esquisse quais

Valoriser le site du Rosmeur et souligner les éléments architecturaux témoins de son histoire, c’est l’intention des trois porteurs du projet d’aménagement : Douarnenez Communauté, maître d’ouvrage, la Ville et le Département. À quoi va ressembler cette vitrine de notre patrimoine ?

Entre les quais et la place de la Glacière, une différence de revêtement (pavés/béton) démarque les espaces et agrémente la promenade.

Des bornes escamotables, positionnées au bas des rues du Grand port et Anatole France, permettent de rendre les quais piétons à partir de 11 heures, entre avril et octobre.

Un accès automatisé est réservé aux riverains des résidences de la Glacière et des Goélands.

En arrière-plan, les rues Grivart, du Grand Port et du Rosmeur, sont entièrement rénovées avec un enrobé neuf et des places de stationnement réaménagées.

esquisse rosmeur

Place de la glacière, hommage au passé
La place de la Glacière, où se dresse le porche de l’ancienne criée, seul vestige des activités passées, est totalement redessinée.

Suivant les lignes de l’ancien trait de côte, son revêtement en béton laisse apparaître les granulats en sous-couche.

Le résultat, particulièrement esthétique, est proche de la pierre naturelle taillée.

Des plantations de part et d’autre du porche masquent le parking de la résidence de la Glacière, entièrement réaménagé. À l’arrière du bâtiment, la création d’un espace paysager et d’un cheminement piéton permet
une liaison douce entre la rue du Grand Port et les quais.

Sur le plan d’eau, la cale ronde se refait une beauté avec un nouveau pavage à l’ancienne.

Sur les quais, une circulation aisée
Les quais du Grand Port et Petit Port sont pavés de couleurs et de tailles panachées, et bordés de pierres de couronnement.

Parfaitement lisses, ils permettent la circulation aisée de tous, en particulier des personnes à mobilité réduite.

Les emplacements des terrasses, en revêtement béton, sont tous rendus accessibles. Une charte d’aménagement encadre désormais le mobilier des établissements le long des quais. Elle est consultable sur notre site.

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3 QUESTIONS À Yann Kersalé

yann kersale- Quelle scénographie avez-vous imaginée pour la mise en lumière des quais ?

Au contraire d’un éclairage classique, le but est de casser l’uniformité pour créer différentes ambiances. Tout au long de la promenade, l’ancien trait de côte et les ouvrages remarquables sont soulignés. Les terrasses sont entourées d’une nappe de lumière par un éclairage indirect doux. Un tapis de vision relève le devant de la scène sur le plan d’eau : la première frange de bateaux, les cales. Il s’agit de créer un spectacle permanent toutes les nuits.

Quelles techniques utilisez-vous ?
Le principe est une multitude de petites sources d’éclairage. Les façades servent d’accroche. À partir de ces lignes verticales nous sommes allés chercher différents effets, en variant les hauteurs, les puissances, les couleurs. De fait, les mâts d’éclairage disparaissent quasiment du paysage, sauf sur la place de la Glacière.

Pourquoi avez-vous accepté de travailler sur le projet du Rosmeur ?
D’abord parce que le Rosmeur ne m’est pas inconnu, j’y ai travaillé comme cuisinier à La Rade, serveur chez Marie-Rose, marin pêcheur... Ensuite parce que cette réalisation est le fragment d’un projet qui me tient à coeur depuis 15 ans. J’ai imaginé un parcours “géopoétique” le long du littoral de Douarnenez qui accentue trois types de paysages caractéristiques : les plages, les ports, le sentier côtier. Du Ris aux Roches Blanches, cette succession de milieux naturels est notre singularité. Si nous voulons nous démarquer, il faut la mettre en valeur.