Le port de plaisance au rythme des marées

 

À Douarnenez, l'activité du port de plaisance est rythmée toute l'année par des événements nautiques. Régates, Grand prix Guyader ou escales de plaisanciers se succèdent, préparés par une équipe forte de 10 agents portuaires, titulaires ou saisonniers.

Découvrez le dossier complet consacré au port de plaisance dans ce document ci-dessous. Celui-ci est extrait du dernier Dz mag, que vous pouvez retrouver à cette page.

 

Les équipes du port de plaisance, chevilles ouvrières du nautisme à Douarnenez

Sans tous les événements nautiques qui rythment la saison douarneniste, le port de Douarnenez ne vivrait qu'entre la mi-juillet et la mi-août. Une période de pleine saison pendant laquelle une quinzaine de bateaux viennent, chaque jour, de Camaret et autant de la Trinité-sur-mer et de Belle-île-en-Mer.

L'exception douarneniste

 

dossier-port-de-plaisanceDouarnenez et ses deux bassins sont une exception dans le paysage des ports voués à l'activité touristique. Au printemps, avec le retour des manifestations nautiques et des demandes de carénage, l'activité reprend de plus belle avant que la saison touristique ne batte son plein. En septembre, alors que se profile l'hivernage des bateaux, c'est le démontage des pontons. On se rend compte que l'activité du port, c'est vraiment toute l'année.

Le port, c'est aussi un patrimoine d'installations maritimes reçu des générations précédentes, que nous devons apprendre à gérer et à entretenir. À Tréboul, d'importants chantiers de renouvellement ou de transformation des équipements ont ainsi été entrepris ces dernières années.

En 2014, près de 200 000 euros ont été investis en remplacement des pontons E et F et de la filière face au quai de l'Yser.

Des palplanches pour quarante ans

Il faut également protéger de l'oxydation les palplanches, ces pieux métalliques enfichés dans le sable pour retenir le remblai des terre-pleins, et appliquer une protection cathodique pour qu'elles durent encore quarante ans. Le coût estimé du chantier est de 40 000 euros.

Si les installations portuaires du Port-musée ne connaissent pas beaucoup d'escales, en revanche, le côté pittoresque du Port-Rhu et la présence de bateaux anciens à flot séduit les plaisanciers de passage.

En coordination avec Kelig-Yann Cotto, le conservateur du Port-musée, le port de plaisance souhaite axer le développement du lieu sur l'aspect port patrimonial.

Des bateaux patrimoniaux privés sont accueillis à l'année, dont l'entretien reste à la charge de leurs propriétaires. À ce titre, il faut rappeler la création du Pôle Belle-Plaisance avec un mouillage à l'embossage (technique d'amarrage à l'avant et à l'arrière du bateau). Près de huit bateaux anciens sont déjà à l'ancre et le lancement officiel aura lieu pendant Temps Fête.

Au Port-Rhu, le port de plaisance souhaite aller plus loin dans la tarification des escales en proposant des réductions aux bateaux associatifs et aux bateaux d'intérêt patrimonial. Toujours au Port-Rhu, une nouvelle capitainerie est en place en juillet et août.

L'expérience a déjà été tentée et d'excellents échos des équipages en escale ont été reçus. Cette capitainerie offre les mêmes services que celle du port de plaisance de Tréboul.

Véritable cheville ouvrière du nautisme à Douarnenez, le port de plaisance s'inscrit également dans le cadre d'un partenariat plus large, avec les ports français et européens.

port-dossier-2Le port de plaisance a adhéré au réseau TransEurope Marinas, qui offre des avantages tarifaires réciproques aux plaisanciers séjournant à l'année dans les ports de plaisance membres du réseau en Europe et jusqu'aux Canaries. Ils pourront ainsi bénéficier de 50 % de remise sur le tarif d'escale d'ici à la fin de l'année.

Le port de plaisance est également partie prenante du Passeport escales mis en place par le Morbihan. Ce réseau permet aux plaisanciers de bénéficier de nuitées d'escales gratuites dans les ports partenaires.

L'objectif est de faire naviguer et de ne pas laisser de places vacantes sur les pontons, en optimisant les entrées et sorties de bateaux.

En été, les deux ports de Tréboul et du Port-Rhu permettent de mieux gérer l'organisation des manifestations nautiques, en fonction de la météo et de l'affluence. En mettant les bateaux à couple, le potentiel d'accueil devient considérable. Un plus évident pour l'organisation des fêtes maritimes.

Temps Fête, c'est l'arrivée de 400 embarcations supplémentaires. D'où la nécessité de déplacer près de 120 bateaux de plaisanciers compréhensifs, abonnés des pontons du port et souvent eux-mêmes bénévoles de la fête. Leur remorquage se fait sous la responsabilité du port de plaisance. À raison d'une demi-heure par bateau, il faut deux journées complètes aux deux équipes pour effectuer ce travail.

Des agents portuaires compétents

Durant Temps Fête, en coordination avec le bureau du port, un zodiac assure la navette pour l'accueil des équipages et visiteurs. Les deux équipes sont chapeautées par Yannick Rioual, le responsable technique. Elles font un gros travail à l'occasion de ces festivités nautiques. C'est en partie grâce à leur implication que tout se passe bien. Tous sont compétents, savent ce qu'ils ont à faire et le font bien. À cette occasion, le métier d'agent portuaire devient plus valorisant avec la possibilité pour chacun de développer des compétences maritimes.

Des retombées économiques

Le port de plaisance est également présent pendant les diverses régates organisées durant l'année. Les équipes sont là pour parer aux imprévus, aux grutages inopinés en cas de casse et assurer l'accueil des bateaux en compétition. En parallèle, le port de plaisance a fortement augmenté le linéaire de pontons au Port-Rhu pour les escales. Toutes ces activités ont des retombées économiques directes sur les finances du port et pour les commerces, hôtels, restaurants et campings.

Depuis 2011, le port de plaisance a entamé une démarche port propre. D'année en année, des investissements ont été réalisés pour améliorer les installations dans un souci de développement durable.