Maisons squattées - Appel à la vigilance citoyenne

 

L’affaire médiatisée de Théoule-sur-Mer ces derniers jours a remis sur le devant de la scène le phénomène des squats de maisons. Si celui-ci existe depuis plusieurs années à Douarnenez, il s’est amplifié ces dernières semaines.

Le principe est simple et parfaitement maîtrisé des squatteurs, tant sur le volet pratique que sur le volet juridique.

villa Pixabay

Passé un délai de 48 heures, l’expulsion doit répondre à une procédure légale qui s’avère longue et exigeante :

- Dépôt de plainte par le propriétaire
- Constatation par huissier de l’occupation effective par des squatteurs
- Saisie du tribunal compétent, afin qu’une décision d’expulsion soit prise par un juge
- Signification par huissier de l’ordre d’expulsion aux squatteurs
- Libération des lieux par les squatteurs

Aussi, la Police Municipale souhaite mettre en garde la population. En effet, les maisons choisies sont souvent des biens peu ou pas habités (résidences secondaires, succession ou vente en cours, biens abandonnés, etc.).

Ainsi, si une maison susceptible d’intéresser des squatteurs vous appartient ou se trouve dans votre voisinage, mettez en œuvre tous les dispositifs afin d’éviter le squat (pose d’une alarme, vigilance des voisins, passages réguliers dans la maison par des voisins ou des amis, etc.).

Tout évènement anormal sur un tel bien ou à ses alentours pourra être signalé à la Police Municipale ou à la Gendarmerie (intrusion sur terrain, tentative d’effraction, repérage, rôdeurs, etc.)

C’est d’ailleurs de la sorte qu’une résidence de Tréboul a échappé au squat il y a quelques jours, les voisins ayant averti la Police Municipale pendant le délai des 48 heures.